du 14/07 au 29/08/2020 - 21h30

Grand Site de France de l'Aven d'Orgnac (07)

relâche les dimanches et lundis

 

Uniquement sur réservation au 07 68 24 63 64

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« Nous sommes dans le Bayou en Louisiane, pendant la grande dépression de 1929. Le paysan Blaise s’en revient de la ville ayant fraîchement hérité de son frère défunt. Il adopte alors le comportement des gens riches et se rend la cible de toutes les duperies imaginables. Mais attention à la banqueroute !
Une œuvre corrosive et malicieuse. Toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels qui pourraient se rattacher à cette fiction seraient purement fortuits… »

Avec Abel Divol, Sylvia Chemoil, Sylvie Conan, Ana Melillo, Briss Nicolas, Olivier Privat et Mickael Viguier


Régie technique et musique Olivier Privat

 

Costumes Anne-Sophie Verdière

 

Chorégraphies David Blanchard

Note du metteur en scène

Mettre en scène une pièce de Marivaux est un beau défi à relever en 2020.

Marivaux est un auteur de comédie populaire car il parle à tous en parlant au cœur humain, de ses mouvements, de ses raisons, de sa folie. Nous avons décidé d’adapter une pièce en un acte, peu connue de Marivaux, « L’Héritier de Village », afin de réactiver sa pertinence. L’histoire ne se passe plus en France au XVIIIème siècle mais dans le bayou, en Louisiane, pendant la grande dépression de 1929. Il y a d’énormes similitudes entre ces deux espaces et ces deux temporalités. En 1720, la France est touchée par la banqueroute de Law. Aux États-unis en 1929, c’est le début de la crise économique qui va avoir des répercutions jusqu’en Europe. Le thème majeur de la pièce, c’est l’argent. Les protagonistes de la pièce : un couple de paysans Blaise et Claudine. Ces pauvres se sont crus pour un moment, (un songe ?) riches. Ceux qui appartenaient à la caste dite supérieure, contraints par la récession à négocier avec la plèbe, sont prêts à tout pour retrouver les bonnes grâces du dieu monétaire. Mais ils ne voient pas que le bonheur réside peut-être dans une simplicité de sentiments et non dans la possession matérielle.

Marivaux n’est pas révolutionnaire. Il ne prône pas un changement de société, mais il est subversif. Tel un scientifique de laboratoire, il met en présence des éléments à étudier dont il change des caractéristiques et note ce qu’il se passe. À la fin de l’expérience, tout est revenu à sa position initiale, mais pour l’époque, cela donne à réfléchir.

Marivaux joue avec le langage. Dans « L’Héritier de village », chose assez rare dans les pièces classiques, les pauvres tiennent les premiers rôles avec leur propre langage. Le langage est un des premiers marqueurs sociaux. Les riches et les pauvres s’opposent par leur façon de parler qui est le reflet de leur façon de penser. C’est aussi pour cette raison linguistique que je place l’action en Louisiane, chez les cadiens. Le Cadien est une langue composée du français classique du XVIIème siècle mêlé de créole. Au début du XXème siècle, la culture cadienne, se contentant de peu de biens matériels est tournée en dérision par la société anglo-américaine matérialiste dominante. Cette farce sera rythmée par la musique cadienne, forme de musique francophone traditionnelle de Louisiane aux influences multiples (folk, blues, musique créole).

Un nouveau personnage, la radio, sera présent en direct tout au long de la pièce. Le programme radiophonique sera composé de chansons, de réclames et d’informations des années trente. Elle sert de toile de fond à notre histoire.

Sébastien Lagord

Les partenaires de cette création : les villes de Montpellier, Mauguio-Carnon, Mèze et Juvignac (34), Orgnac l'Aven, le Grand site de France de l'Aven d'Orgnac (07) et le département de l'Ardèche.

- CE SPECTACLE PEUT ÊTRE JOUÉ EN INTÉRIEUR ET EN EXTÉRIEUR -


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